- Décédé entre 1700 et 1716
- Communier de Fontaines cité en 1694
Parents
Union(s) et enfant(s)
Frères et sœurs
Notes
Notes individuelles
Reconnaissance de biens 4 juillet 1699 Chézard-St-Martin,2054,Neuchâtel,Espace Mittelland,SUISSE
Copie partielle de l'acte de reconnaissance des biens pour le village de Chésard, Registre Valangin 53, folio 619:
"... le 4 juillet 1699 s'est présenté personnellement devant le commissaire du comte Jonas HABRAM fils de feu Jean qui était fils de feu Andrey fils de feu Jaquet communier de Chésard le dit Jonas HABRAM instruit de ses droits a confessé estre bourgeois admodéré de Son Altesse Seérénissime Madame nostre Souveraine princesse et confesse posséder les biens reconnus par Jaquet ABRAM de Chésard son bisaïeul en date du 25 octobre 1597. Il s'agit d'une maison à Chésard avec curtil et closel et diverses parcelles de terre autour de la maison il possède "A La Fin de Reignier dit à Chavanet" un champ de trois quart de pose, des prels (prés) au Polzet et à Pierre Guillaume, A La Fin des Vaudes et Au Botenier d'autres morcels de terre, à la montagne Derrier Pertuis et aux Bugnenets deux morcels de prels avec hostau sus assise. Sur la dite montagne encore un prel au lieudit Le Bottissey..."
Abram, son frère l'assiste lors d'un échange de champ situé sur le teritoire de Chézard, avec Guillaume TRIPET communier du dit lieu, d'après un acte daté du 29 mars 1694.
Essai historique sur Chézard et sur Saint-Martin, villages du Val-de-Ruz, rédigé, probablement, par Berthe LABRAM, née en 1894, et cousine d'Irène WEBER LABRAM. Cet éssai a été complété en 1999, par Pierre Arnold BOREL
... du 19 avril 1405, le document le plus ancien des archives de Chézard, nous donne quelques renseignements sur la localité. C'est un acte par lequel Jean III comte d'Arberg seigneur de Valangin donne aux communiers de Chézard et de Saint-Martin l'autorisation de mener paître leur bétail de Derrière Pertuis à l'Embossu. Cette pièce est intéressante parce que nous y trouvons les noms des familles ESVARRE (EVARD) GIRARD, l'ALLEMAND, MAYOT,LABRAM, CORDIER,FALLET, BERTOD (BERTHOUD), CHOLLET, AMIET, TRIPPET (TRIPET) et QUINCHE.
Ce n'est que dans le milieu du XVIIIe siècle que nous trouvons les premières traces d'industrie, des horlogers, appelés dans les actes, "horlogeurs à petit volume", une tannerie et une teinturerie. La veuve LABRAN et ses fils avaient, autrefois, entrepris, au pré Royer, le blanchiment des toiles. Jacques de LUZE s'associa à eux et s'efforça d'appliquer les procèdés de teinture sur des étoffes de coton que lui procurèrent des hollandais.
Après bien des éssais, il parvint peu à peu à imiter avec une certaine fidèlité, quelques-uns des tissus apportés de l'Inde. Le succès de ses premières tentatives l'engagea à persévérer; il ne tarda pas à obtenir les résultats les plus satifaisants. Il songea alors à donner à l'industrie qu'il venait de créer toute l'attention qu'elle demandait. Le climat du Val-de-Ruz ne convenait cependant pas entièrement et nos indienneurs pensèrent aller s'installer vers l'embouchure de cours d'eau du littoral lacustre...
En 1720, les frères LABRAN demandèrent au roi de Prusse prince de Neuchâtel de pouvoir transplanter leur industrie à La Poissine près de la rivière Areuse sur le territoire de Boudry.
L'admodiation, sur l'intervention du sieur de LUZE, leur fut accordée en 1727... (tiré des "Indiennes neuchâteloises" de Dorette BERTHOUD).
Après les frères LABRAN, c'est de LUZE qui cherche un endroit plus propice...
Le 21 juillet 1734, le Conseil d'Etat neuchâtelois bailla et accorda à Jacques de LUZE un vaste terrain gisant en uberre des allées de Colombier en bordure du ruisseau Le Bied pour y installer une nouvelle fabrique de toiles peintes.
A cette entreprise de LUZE associe Josué LABRAN l'un des fils de Jean et d'Elisabeth BOEUF dit REYMOND.
A l'instigation de de LUZE Josué LABRAN s'était rendu en Hollande travailler comme simple ouvrier afin d'y découvrir toutes les finesses de la profession. Les manufactures d'indiennes, aussi bien celles dont nous venons de parler que celle de La Borcarderie et celles de Couvet et des Brenets, prirent une rapide extension.
Leur succès dans la principauté donna naissance à d'autres établissements du même genre :
la famille BRANDT s'installa à Vignier (Saint-Blaise), les du Pasquier à Marin, les BOREL de BITCHE à Couvet, les BERTHOUD et MONTMOLLIN à la Borcarderie vers Valangin, les BOVET à Grandchamp et à Vauvilliers rière Boudry, les SANDOZ aux Isles à Boudry, les JEQUIER aux prés de La Gouille du Petit-Cortaillod (gouille = flaque d'eau).
Depuis 1775, à la suite du blocus de Napoléon contre l'Angleterre, les cotons ne purent plus arriver en Suisse, et, peu à peu, faute de matière première, toutes ces manufactures connurent le déclin et fermèrent leurs portes. Voyant la situation se dégrader Jean David LABRAN, le frère de Josué, quitta la principauté pour Morges puis, ensuite, Bâle.
Arbres, listes et états :